Il y a 2 huiles d’olives à éviter au supermarché selon 60 Millions de consommateurs

Un guide clair et direct pour mieux choisir au rayon sans tomber dans des pièges

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Encensée pour la santé, l’huile d’olive vierge extra n’est pas toujours irréprochable. Le nouveau classement 2025 de 60 Millions de consommateurs bouscule les idées reçues et met la lumière sur des dérives. L’étude a passé au crible vingt-deux références vendues en grande surface. Les résultats pointent des contaminations et des défauts sensoriels. Les huiles d’olives ne se valent donc pas toutes, loin de là.

Pourquoi certaines huiles d’olives inquiètent autant les experts

Selon topsante.com, l’évaluation couvre vingt-deux vierges extra, bio ou non, achetées surtout en supermarché. Les experts ont mesuré la composition, la pureté et le goût. Chaque échantillon contient au moins un contaminant, comme les phtalates, les MOSH ou les MOAH, avec des niveaux bien inférieurs aux pics de 30 mg/kg.

Carapelli Bio présente la contamination aux plastifiants la plus élevée. Les analyses relèvent 4,8 mg/kg de DEHP, un phtalate reprotoxique reconnu perturbateur endocrinien. Des MOSH et des MOAH s’ajoutent au tableau. L’huile montre des signes d’oxydation, donc une stabilité réduite. Le goût frôle le seuil d’acceptabilité et plombe sa note.

Terra Delyssa, d’origine tunisienne, cumule aussi des handicaps majeurs. Les plastifiants atteignent 3,5 mg/kg et les acides gras saturés montent jusqu’à 20 %, ce qui pèse sur la santé cardiovasculaire. Le jury sensoriel décrit un goût moisi et terreux. Ces huiles d’olives ne respectent plus l’esprit de l’appellation « vierge extra ».

Ce que révèlent les tests sur la composition et le goût

Les contaminants trouvent souvent leur origine dans les emballages ou les machines. Ils migrent pendant la trituration, le stockage et l’embouteillage, donc la vigilance reste de mise. Les niveaux actuels baissent nettement par rapport aux années passées, pourtant leur présence continue interroge. L’étude rappelle que la filière entière reste concernée.

Le cas Eco+ illustre le risque. Les mesures affichent 10 mg/kg de MOAH, soit cinq fois le seuil européen à 2 mg/kg. Les experts jugent la situation préoccupante, car ces hydrocarbures s’éliminent difficilement une fois présents dans l’huile. Cela impose des contrôles plus stricts partout.

Le panel sensoriel note des défauts marqués. Rance sur Émile Noël, Cauvin et Tramier ; moisi ou humidité sur Lesieur, Eco+ et Terra Delyssa ; « chômée » sur Primadonna, signe d’une fermentation mal menée avant trituration. Des huiles d’olives vendues jusqu’à 60 € le litre, comme Leos, n’offrent donc aucune garantie.

Mieux choisir ses huiles d’olives sans se tromper au rayon

Face à ces écarts, 60 Millions de consommateurs recommande des choix simples. Privilégiez les origines claires et les productions locales, car la traçabilité aide à limiter les risques. Évitez les tout premiers prix quand possible, puisque les résultats montrent des faiblesses récurrentes. Fiez-vous aux tests indépendants pour valider vos achats.

Apprenez aussi à lire les étiquettes. Une origine unique, une date de récolte lisible et une DDM raisonnable réduisent les doutes, alors la sélection devient plus sûre. À l’ouverture, un fruité net et des notes d’herbe fraîche rassurent. Un léger amer et un petit piquant signalent souvent une extraction réussie.

Protégez les bouteilles de la chaleur, de l’air et de la lumière, ainsi la qualité tient mieux. Choisissez des formats adaptés à votre consommation pour éviter l’oxydation rapide. Utilisez vos huiles d’olives crues sur salades ou légumes, puis gardez la cuisson douce, pour préserver les arômes et limiter les dégradations.

Les réflexes simples pour ne plus se faire avoir

Le message est clair. Des contrôles améliorés existent, cependant les écarts persistent et exigent un choix éclairé. Appuyez-vous sur les classements, comparez les étiquettes et surveillez vos sensations à la dégustation. En combinant prudence et plaisir, vous évitez les mauvaises surprises. Vos huiles d’olives gagnent ainsi en fiabilité, sans renoncer au goût ni à la santé. Ces gestes simples protègent votre budget et soutiennent des pratiques plus responsables.

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