Grève des contrôleurs aériens le 18 septembre : «Ils sont rémunérés 6.000 euros nets par mois et travaillent parfois 32 heures par semaine », tacle Éric de Riedmatten

Grève du 18 septembre, salaires, gouvernance et ciel français sous tension à l’heure des choix

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Le 18 septembre s’annonce sous tension dans le contrôle aérien. Des annulations et des retards européens sont redoutés. Les syndicats revendiquent salaires et gouvernance, tandis que les autorités promettent la continuité du service. Dans ce contexte, Éric de Riedmatten relance le débat sur rémunérations, horaires et responsabilités, alors que la confiance des voyageurs vacille et que l’été s’achève dans l’incertitude.

Ce que dit Éric de Riedmatten

Selon cnews.fr, le SNCTA, syndicat majoritaire, a déposé un préavis du matin du 18 septembre au service de nuit du 19. Il exige le « rattrapage intégral de l’inflation » pour 2024 et une gouvernance revue. Pour Éric de Riedmatten, ces demandes s’inscrivent dans un climat de défiance durable.

Un communiqué du 28 août évoque des outils obsolètes, des sous-effectifs et des méthodes managériales dégradantes. Les tours de contrôle réclament investissements et réorganisation. Le service public doit rester assuré, mais la pression monte à mesure que la date approche.

Le journaliste rappelle des rémunérations nettes proches de 6 000 € et des semaines autour de 32 heures. Il estime la menace de blocage décalée au regard d’avantages jugés supérieurs. Les syndicats rétorquent que pauses et repos garantissent la vigilance et que la sécurité prime.

Perturbations et coût selon Éric de Riedmatten

Les 3 et 4 juillet 2025, à l’appel de l’UNSA-ICNA et de l’USAC-CGT, plus de 1 400 vols ont été annulés chaque jour. L’impact a touché plus d’un million de passagers en Europe, dont près de 125 000 à Orly et à Charles-de-Gaulle. Au total, environ 3 000 vols ont disparu en quarante-huit heures.

Les compagnies ont contourné l’espace aérien français. Cela en brûlant davantage de carburant et émettant plus de CO₂. Le coût global a été évalué à 120 millions d’euros, dont 47 pour les retards et 73 pour les annulations. Les rotations ont été désorganisées et les correspondances alourdies plusieurs jours.

Un nouveau mouvement le 18 septembre déclencherait des suppressions en chaîne et des plans de vol réécrits. Tout vol traversant le ciel français serait potentiellement affecté. Selon Éric de Riedmatten, le coût social et économique pèserait lourd sur passagers et opérateurs.

Formation, responsabilités et outils à moderniser

La profession impose une sélection exigeante, plusieurs années de formation et des examens difficiles. Les contrôleurs gèrent des trajectoires complexes, guident des équipages et arbitrent en temps réel, sans marge d’erreur. Ils demandent des moyens modernes. Aussi, une organisation fiable pour maintenir un niveau de sécurité élevé.

Le salaire brut annuel moyen avoisine 96 000 €, soit 8 000 € par mois. En début de carrière, il s’établit autour de 5 000 € bruts. Les 6 000 € nets cités et les 32 heures hebdomadaires alimentent la controverse, tant statut et astreintes pèsent sur la rémunération.

Le 17 décembre 2024, Montpellier et Perpignan avaient été paralysés après un appel du SNCTA. L’exécutif promet la continuité du service, tout en tenant la ligne budgétaire. Pour avancer, Éric de Riedmatten suggère des règles claires et un calendrier crédible de modernisation.

Sortir du bras de fer sans prendre les passagers en otage

À l’approche du 18 septembre, chacun campe sur sa ligne. Le SNCTA place sécurité et modernisation au centre, tandis que l’exécutif cherche l’équilibre entre dépenses et régularité du trafic. Les voyageurs demandent des engagements fermes. Pour éviter une paralysie, Éric de Riedmatten appelle à renouer un dialogue efficace, sans sacrifier équité ni sécurité. Des règles claires et un calendrier clair s’imposent pour restaurer la confiance.

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